FLAGSHIP PROGRAMMES

Nabil Maalouf dit: « L’identité ne se compartimente pas, elle ne se répartit ni par moitiés, ni par tiers, ni par plages cloisonnées. Je n’ai pas plusieurs identités, j’en ai une seule, faite de tous les éléments qui l’ont façonnée, selon un "dosage" particulier qui n’est jamais le même d’une personne à l’autre.»
Lorsqu’on parle de communication interculturelle deux termes, deux grandes notions, sont évoqués, en l’occurrence la communication
et la culture. Déjà des disciplines peuvent participer au concours des définitions et de la délimitation des champs notionnels, mais aucune ne peut réclamer la souveraineté sur l’une des deux notions ou l’autre.
La notion de l’interculturalité a aussi le vent en poupe, on entend souvent parler des différences des visions du monde, des spécificités
concernant beaucoup d’aspects qui interagissent et interviennent lors de la pratique de la communication, comme le recours aux métaphores et aux phraséologies, le langage corporel, le ton de la voix même, quand on parle de communication orale, mais s’agit-il uniquement de communication sous forme orale ? Bien évidemment non, puisque l’échange interculturel se passe sur divers niveaux, même lorsque les interlocuteurs se livrent au silence.
Les conflits entre les cultures, le développement des langues, la suprématie démesurée de certaines langues sur d’autres, l’identité
même, ce sont des questions qui émergent à la surface d’une problématique ‘‘iceberg’’ qui interprète notre souci majeur : comment
penser l’Autre.
Dans cette communication nous allons traiter la communication en situation interculturelle au sein de la société marocaine, en se basant sur une enquête menée au sein d’établissements employant ou recevant à la fois des marocains et des étrangers. Dans un second lieu, nous traitons la place qu’occupe l’identité dans la communication interculturelle dans ce type d’établissements, une identité qui oscille entre la constance et le mouvement.
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